L’accouchement : les derniers moments & le jour J

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J’écris cet article plus de 3 mois après mon accouchement. Cet évènement et les jours qui ont suivis ont été un tel mix d’émotions et de complexité que j’ai tout écrit presque heure par heure dans un carnet une fois rentrée. C’est simple, j’avais peur d’oublier des moments, que des détails s’effritent. Il faudra un jour que j’écrive sur ça, sur l’utilité d’un blog pour moi. Ecrire pour ne pas oublier, moi qui ait régulièrement la sensation que des morceaux de souvenirs deviennent flous, et ça m’angoisse un peu. Alors écrire, ça fixe les souvenirs.

Je me suis aussi longtemps posée la question de ce que j’étais prête à dire « publiquement » sur ce moment de vie un peu spécial. D’abord, on en parle tellement avec les amis, la famille, voire les collègues que bon, ce n’est pas anormal d’en parler. Ensuite, chacun place son curseur d’intimité où il le souhaite. Moi je jongle avec mon besoin d’écrire les choses, le support que j’ai choisi (ce blog), & ce que je souhaite garder pour nous ou ce qui n’a pas d’intérêt particulier.

Pour reprendre depuis les derniers jours avant l’accouchement, jusqu’à notre sortie de l’hôpital avec Bichette, je vais scinder en deux articles. J’écris « trop », Pierre m’a dit l’autre jour que j’aurai pu me lancer dans une thèse avec cette capacité à autant écrire… Ce premier article sur les jours avant l’accouchement, le jour J & jusqu’à l’arrivée de Bichette. Le second, sur le séjour à l’hôpital, un sujet en soi suite à mes complications. Quand à Bichette, ça sera son surnom éternel sur les réseaux. On a en effet choisi de ne pas dévoiler publiquement son prénom, et de ne pas montrer son visage. Elle aura tout le temps de ça quand elle sera plus grande et en âge de comprendre. En attendant, un joli surnom est bien suffisant.

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ALORS, ELLE ARRIVE BIENTOT ?

Cette question, je l’ai entendue des dizaines de fois. Et je me la suis posée à moi-même au moins autant ! Je ne sais pas pourquoi, j’étais persuadée que j’allais accoucher avant la date de terme. Je voyais bien le scénario : perte des eaux à la maison, début des contractions, départ pour l’hôpital, travail & accouchement ; le truc logique quoi ! Déjà, mon scénario s’effritait de jour en jour, parce que je n’avais pas le moindre signe de travail : aucune contraction, pas de perte, rien. Tous les jours, des échanges avec mes parents, avec les copains : et non, elle n’est toujours pas là !

J’étais ambivalente sur mon envie d’accoucher : j’avais envie qu’elle naisse, qu’elle soit avec nous ; et de retrouver une certaine liberté (genre, la bouffe). Je sais que ça peut sembler dingue à certaines, mais pour moi ça devenait pesant. Je n’étais pas immunisée contre la toxoplasmose, et j’ai été hyper respectueuse des consignes (idem pour la listériose). Donc oui, honnêtement, plus de 9 mois sans charcuterie et sans fromage qui pue, ça devenait un peu long. Par contre, l’alcool ne m’a jamais manqué (tant mieux, pas besoin de gérer trop de frustrations !). J’étais aussi ultra angoissée par l’idée d’accoucher. Déjà, c’est nouveau et inconnu, et chaque accouchement est différent. Pour moi c’est le comble de l’angoisse : ne pas pouvoir parer à toute éventualité. Je le sais, je suis comme ça. Alors bon, en gros j’ai un peu occulté l’idée qu’il faudrait accoucher pour me concentrer sur l’après. J’ai beaucoup lu sur les premiers jours/mois du bébé, etc. Je devais me dire que ça me donnerai plus de courage au moment de l’accouchement !

LES ALLERS-RETOUR A L’HOPITAL

Et puis, au fur et à mesure des jours, on s’approchait du terme (le 22 Juillet), et toujours rien, pas de bébé en vue. On est donc allés à l’hôpital pour contrôle le 22 : échographie, monitoring, contrôle du col. Lors de tous ces examens, Pierre ne peut pas être avec moi, il m’attend donc dans le hall de l’hôpital (Monsieur a enquillé toutes les saisons de Gotham en quelques jours avec tout ça !). Madame, tout va bien, on va laisser encore quelques jours à bébé ! On avait pour consigne de revenir le 24 pour le même contrôle, ou avant si le moindre souci, ou arrivée de bébé. Le 23, Pierre est au boulot et moi je larve dans le canapé, je l’appelle en fin de journée pour lui dire que j’ai senti assez peu de mouvements de toute la journée (par rapport à d’habitude). C’était un des signes à surveiller, on décide donc d’aller à l’hôpital pour être rassurés. Comme pour le rendez-vous du 22, on part avec la valise, au cas où. Rebelote comme la veille, il s’avère qu’elle fait un cirque de dingue dans mon ventre pendant le monitoring, donc elle va bien ! Ma tension est un peu élevée par contre, alors pour écarter tout risque de pré-éclampsie, on fait une prise de sang. On attend une petite heure pour le résultat, qui est OK. On nous confirme que l’on peut rentrer à la maison, et revenir le lendemain, comme prévu initialement. Le 24, donc J+2 du terme, on refait les mêmes examens, encore et encore. Bébé va toujours très bien, le col ne présente aucun signe de travail, donc on rentre à la maison ! Deux jours se passent, toujours rien, de rien. J’essaie de me bouger, j’ai nettoyé le portail au Karcher (mais quelle idée !), aucun effet ! On retourne ENCORE à l’hôpital, cette fois donc le 26 Juillet (J+4), les contrôles sont encore OK, bébé va très bien.

L’ANNONCE D’UN DECLENCHEMENT

Le gynéco me propose cette fois-ci un déclenchement (évidemment, sinon à ce rythme, à la naissance, elle saura lire !), rendez-vous pris donc pour le lendemain matin, le Lundi 27 Juillet. Au fur et à mesure de ces jours, j’ai commencé à envisager tout plein de choses. Je m’étais au départ dit que si le travail se déclenchait naturellement, j’étais prête à envisager de ne pas avoir de péridurale. J’avais quand même un « léger » mauvais souvenir de 2018. Même si ma confiance dans le corps médical était là, il restait ce soupçon d’angoisse à l’idée d’une péridurale. A partir du moment où on a parlé de déclenchement, j’ai repensé à diverses lectures : globalement, c’est plus « violent » pour le corps, puisqu’on lui impose une dose concentrée d’hormones pour démarrer le travail. Ce n’est donc pas « naturel », les choses ne se font pas aussi graduellement. Je sais dans un coin de ma tête que je ne tiendrai sûrement pas sans péridurale. Le fait est que je ne me suis pas vraiment préparée mentalement à gérer une douleur (que je ne connais pas). J’envisage même la possibilité d’une césarienne, parce que je sais que tous les déclenchements ne fonctionnent pas.

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DECLENCHEMENT, C’EST PARTI !

On se présente donc à l’hôpital le Lundi 27 Juillet à 8h. Encore une fois, Pierre doit m’attendre, car les examens se font du côté des salles de pré-travail. On commence par un monitoring d’une demi-heure pour vérifier que tout est OK. Bébé est en forme, tout roule. Un contrôle du col, toujours nada. La sage-femme me pose ensuite un Propess, soit un genre de petit tampon hormonal. L’idée étant qu’il diffuse un dérivé de prostaglandine, qui va favoriser l’évolution et la maturation du col, et déclencher les contractions ; lancer le travail en fait. A 9h, le Propess est posé, et je reste en monitoring encore 2 heures. Je m’endors un peu, et je me réveille quand la sage-femme vient débrancher le monitoring. Je commence à sentir quelques petites contractions dans le dos, légères, genre douleurs de règles. Dans ma tête, c’est positif, ça commence à agir. Elle m’explique que le pic d’hormones devrait se faire environ 6 heures après la pose, et qu’ensuite le travail pouvait prendre de quelques heures à 3 jours (heuuuu, c’est trop long ça madame). La sage-femme m’indique de monter en chambre le temps de vraiment commencer le travail, et de bouger, de me balader, pour aider aussi au processus.

On monte donc dans les étages pour rejoindre ce qui sera notre chambre pour quelques jours. Les contractions deviennent plus douloureuses. Pour marcher un peu, on décide de faire l’aller-retour jusqu’à la voiture pour aller chercher la valise. Je pense qu’on est garés à 500 mètres, et sur le retour, j’ai besoin de faire quelques pauses lorsque les contractions arrivent. Clairement, ça ne me met pas en confiance pour la suite, si déjà là je trouve ça costaud… On se pose dans la chambre, j’essaie de rester debout et de bouger un peu, mais clairement, ça devient bien inconfortable. Je mange mon plateau repas, ça sera peut-être mon dernier repas avant l’accouchement, alors je mange tout ! Alors je sais qu’accoucher, ce n’est pas une balade hein, mais là on est 4 heures après la pose du Propess, et c’est déjà compliqué. Les choses s’intensifient, les contractions durent environ 1 minute et reviennent assez régulièrement toutes les deux minutes. J’appelle la sage-femme, histoire de lui demander si c’est normal. Ca me semble assez agressif par rapport au timing. Je tiens les contractions en m’appuyant sur le bord du lit, et j’essaie de guider Pierre pour qu’il appuie dans mon dos et me soulage. Ça dure comme ça environ 45 minutes, puis elles s’espacent un tout petit peu.

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L’EPOPEE DE LA DOULEUR

La sage-femme me propose un Spasfon, j’accepte, tout en sachant que ça n’a déjà pas beaucoup d’effet sur moi quand j’ai mes règles, alors là ! Elle me propose également de prendre une douche bien chaude, qui apaisera les contractions. Bon, la douche à 14h, c’est un concept, mais elle connait mieux son métier que moi, et je suis prête à tenter le coup. Effectivement, sous la douche, les contractions sont beaucoup plus supportables. Je profite 15-20 minutes de répit, et puis hop, j’arrête. La sage-femme a ramené du Spasfon entre-temps. Du moment où je sors de la douche, j’enquille 45 minutes de contractions non-stop. L’enfer. Je ne tiens pas debout, je ne supporte pas de rester allongée, je ne sais pas comment tenir. Je n’arrive même pas à prendre le Spasfon, mais bon vu mon état, pas sûr que ça aurait eu un effet… Pierre tente la carte de l’humour et râle qu’il a les chaussettes mouillées, parce qu’il est venu m’aider dans la salle de bain. Le sens de la mesure quoi !

Je rappelle la sage-femme, ce n’est pas possible de tenir comme ça. Elle rappelle « en bas », donc en salle d’accouchement, pour prévenir qu’elle me redescend. Je descends donc en fauteuil roulant, Pierre peut rester avec moi. La sage-femme me branche au monitoring, et m’examine. Le col a évolué, mais n’est qu’à 2, c’est trop peu pour envisager la péridurale. Elle enlève le Propess pour stopper la diffusion d’hormones, vu mes réactions. Je reste sous surveillance monitoring pendant environ 45 minutes, tordue de douleurs dingues que je n’arrive pas à tolérer. Impossible de trouver quelle position me soulage (en réalité, aucune). Je demande à Pierre d’appuyer dans mon dos pour me soulager. Il est désemparé, je hurle de douleur et il ne peut rien faire. Je n’arrive pas à prendre assez de recul sur la douleur pour la gérer, je ne maitrise rien. La sage-femme revient, m’examine de nouveau, mais pas de grosse avancée. Je l’entends me dire « je reviens, je vais vous mettre sous morphine ». A ce moment-là, je m’en fous, elle pourrait aussi bien m’endormir en anesthésie générale que je serai OK. C’est intenable et j’essaie difficilement de rester rationnelle. Non, la douleur des contractions ne va pas me tuer (j’ai tellement mal que je me demande littéralement comment je peux être encore en vie). Je regarde régulièrement l’écran du monito : bébé va très bien, pas perturbée le moins du monde par ces contractions, tant mieux.

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PERIDURALE, MON AMOUR

La sage-femme revient quelques minutes après, finalement elle a insisté pour une pose de péridurale précoce (soit avant un col à 3). Je sais que ça ira mieux après ça. Je sais aussi que pour certaines, les péridurales ne fonctionnent pas, mais dans l’état actuel des choses, je ne peux pas envisager ça. Elle DOIT fonctionner. On file en salle d’accouchement, Pierre sort lorsque l’anesthésiste arrive. Je m’installe au bord du lit, la sage-femme et la puéricultrice m’aident à tenir la position et à souffler. Je m’entends encore répéter comme un mantra « ça ira mieux après, ça ira mieux après ». Bon, ça c’était entre les contractions ; pendant, apparemment j’étais plutôt en train de crier tout ce que je savais. La pose est longue, l’anesthésiste (ayant bien lu mon dossier) veut être certaine de piquer correctement ; et mes contractions sont très rapprochées. Elle fait même une petite échographie du dos pour vérifier son placement. Je la préviens dès que j’en sens une arriver, qu’elle stoppe son geste. On avance comme ça, j’ai confiance en elle. Elle est calme, professionnelle et douce ; et j’apprendrai plus tard qu’elle porte un très joli prénom, que je garde dans un coin de ma tête depuis. Elle termine sa pose et m’explique qu’elle a posé une rachi-péri, pour un soulagement immédiat. La péridurale met en général 20 minutes à agir, là c’est effectivement presque instantané. En quelques minutes, je n’ai plus de douleurs dans le dos, ni dans le ventre côté gauche. Par contre, j’ai encore toutes mes sensations dans le ventre à droite. On suppose que l’anesthésie ne se diffuse pas bien de ce côté, cause scoliose peut-être ? Je me couche donc sur le côté droit pour tenter de faire jouer la gravité. Il est 15h30 le Lundi 27 Juillet, la péridurale fonctionne, je revis !

LA LONGUE ATTENTE QUI COMMENCE

Pierre a pu revenir dans la salle avec moi, je m’allonge aussi confortablement que possible et on pose le monitoring. Les douleurs des contractions ayant été violentes, voire terrifiantes, je n’ai pas hésité à appuyer sur la petite télécommande aussi souvent que j’en ressentais le besoin. Habituellement, on ne pose pas de péridurale trop tôt, au risque d’arrêter le travail. Donc à ce moment-là, je me dis que soit le travail continue sans encombre, soit on risque de se diriger vers une césarienne. Dans ma tête, c’est OK. J’ai déjà « abandonné » l’idée d’un accouchement plutôt physiologique ; et pour moi, une césarienne, c’est un accouchement aussi, pas de différence. Je suis donc prête à toute éventualité à ce stade.

Je n’ai plus de douleur, Bichette fait toujours sa life avec un rythme cardiaque stable, et l’attente commence. Avec Pierre on discute, j’appelle mes parents pour leur raconter ce qu’il s’est passé jusque-là et comment ça va. Je fais des coloriages sur mon téléphone (super hype je sais, Happy Color pour ceux qui veulent savoir), et Pierre regarde Gotham sur le sien. Environ 1 heure après la pose de la péridurale, la sage-femme vient vérifier le col, & ça a évolué, donc elle est contente. Pas encore vraiment confiante, mais contente que le travail ait continué malgré le retrait du Propess et la péridurale. L’après-midi et la soirée se passent comme ça, contrôle du col toutes les 1h30 environ, & à chaque fois, le travail a bien avancé. Les lumières dans la salle sont tamisées, pas de passages intempestifs, on est au calme. La poche des eaux est toujours là, et la sage-femme trouve que Bichette n’est pas encore fort descendue dans le bassin. La poche aide le col, mais complique la descente de bébé. Rien de problématique à ce stade.

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LES PETITES PERIPETIES

En fin de soirée, en m’examinant, la poche des eaux se perce. La sage-femme détecte alors que bébé a « le nez en l’air » (je suis allongée sur le dos, & bébé « regarde » vers le plafond). L’accouchement est plus simple, pour bébé et maman, si le bébé se présente avec la tête dans l’autre sens. Elle me propose de changer de position pour voir si ça aide Bichette à vriller seule, mais ça ne fonctionne pas. Dans ce labs de temps, petite baisse de rythme chez Bichette, hop on m’allonge sur le côté gauche et en quelques secondes, bébé est stable. La gynéco de garde passe alors, et avec une petite manipulation lors d’une contraction, hop, Bébé « regarde » maintenant vers le sol. On continue l’attente, le travail progresse toujours bien, mais on sait maintenant que la naissance sera le 28, et plus le 27.

Je somnole de 23h30 à 3h, la sage-femme ayant espacé les contrôles car tout roulait. Pierre, qui lui n’a qu’un fauteuil pour somnoler. Il se lève à un moment et me dit « ah la vache j’ai mal au dos, t’imagines pas comme je douille ! ». Oui Pierre a beaucoup d’humour. Heureusement pour lui que je suis de bonne humeur ! Lorsque la sage-femme vient vers 3h, elle contrôle le col, & cette fois on est presque prêts pour l’accouchement. On est de nuit, elles sont en équipe réduite. Elle profite que nous avons encore 1 ou 2 heures avant l’accouchement pour me laisser me reposer, et s’occuper de la salle d’à côté. A ce moment-là, en bougeant un peu, j’ai une douleur importante dans les épaules et la nuque. Je mets ça sur le compte du lit de la salle d’accouchement sur lequel je suis depuis 12 heures.

LA NAISSANCE DE BICHETTE

Je me rallonge et somnole par phases jusque 5 heures. La sage-femme revient, contrôle une nouvelle fois le col, et me confirme que c’est OK, on va pouvoir y aller, il est 5h15. Vient donc le moment de pousser, problème, cette douleur aux épaules et dans la nuque revient dès que je me redresse un peu. Je suis littéralement bloquée des épaules, improbable. Bon, en y mettant toute la bonne volonté du monde, je passe au-dessus de cette douleur, et l’accouchement avance. La sage-femme appelle la gynéco vers la toute fin, pour poser une ventouse, pour un coup de pouce. Il suffira de deux contractions après la ventouse pour que Bichette soit parmi nous. Le 28 Juillet 2020 à 5h50, notre chaton est née.

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La sage-femme et la puéricultrice frottent et réchauffent en quelques secondes notre tout petit bébé qui pousse un cri de chaton, lui enfilent un petit bonnet et la glisse tout de suite contre moi sous le drap. Pierre est tout ému, moi je suis « juste » émerveillée que cette petite douce soit avec nous. Je m’attendais à un grand et gros bébé, je ne sais pas pourquoi ; et elle est petite et fine. Elle est calme, son tout petit corps tout contre moi & ses grands yeux noirs qui nous fascinent. Ce moment dure longtemps, pendant qu’on s’affaire autour de nous. Le pédiatre passe, et voyant qu’elle va très bien, confirme que je peux la garder encore. D’un côté, la puéricultrice pose sous lampe chauffante son body et son pyjama, en taille naissance (on avait pris du 1 mois aussi, mais c’est une petite crevette !). On la met au sein pour une première tétée, qui se passe très bien. Finalement, la puéricultrice et le pédiatre prennent Bichette pour la peser et la mesurer, s’occuper des premiers soins du cordon et l’habiller. Pierre la garde ensuite dans ses bras le temps que l’on soit prêts à remonter en chambre.

Elle est enfin là, l’aventure commence.

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